Vrac intellectuel et frivole

Et si…

Et si.

 

J’aime ces deux très courts vocables associés.

« Et » comme quelque chose à rajouter, dans la continuité, encore du lourd. Avec mon petit « et », j’argumente dans le même sens.

« Si », l’hypothèse, l’échafaudage de plans sur la comète.

 

Et si

Boum, je remets en question mes arguments, je rêve.

 

Et si on partait ?

Et si on s’imaginait ailleurs ?

Et si on changeait le monde ?

 

Il y a quelque chose de foncièrement optimiste dans ce « et si », vous ne le sentez pas ? Même s’il s’agit d’un « et si on se remettait au boulot ? », ou d’un « et si tu arrêtais un peu de rêvasser ? », il y a une forme de gaîté, de politesse de la formule, d’empathie, qui rapproche le locuteur et son auditeur.

 

Comme si, dans la continuité, on ouvrait un champs de possibles – de possibles agréables, j’entends, meilleurs, positifs…

 

Entre ces deux mots, graphiquement, un espace.

 

« et » espace « si ». Cet espace, à mon humble avis, c’est une métaphore du monde dans lequel nous vivons. Basé sur la connaissance et tout aussi enclin au rêve. Tiraillé entre ses obligations et ses désirs.

 

Les petits mots nous disent beaucoup de grandes choses, je crois.

 

 

4 octobre, 2012 à 15 h 55 min | Commentaires (0) | Permalien


« Tu devrais tenir un blog »…

«  Tu devrais tenir un blog ».

Encouragement sympathique.

Celui auquel on répond qu’on risque un manque d’assiduité. Qu’on va sans doute aussi « refuser l’obstacle », parce qu’on écrit d’abord et avant tout quand on en a envie, et que l’obligation d’écriture, d’où que vienne cette pression, est contre-productive chez soi.

Et puis, aussi, on se dit que c’est bien trop d’honneur que ces encouragements, que ce qu’on a à dire, sur la vie, le monde, la société, ses pratiques, n’intéresse peut-être que soi et ne vaut pas une exposition à l’œil critique et anonyme du Lecteur avec un grand « L ».

Bref.

 

Tenir un blog de manière inassidue. Donc sans le « tenir »… Juste quand ça nous chante. Histoire de publier des trucs. Envoyer son point de vue aux quatre coins d’un monde qui palpite, grésille, chuchote, informe, dans une cacophonie générale. Donner son avis. Argumenter.

Et pourquoi pas ?

 

Avant de débuter, je tiens à remercier mes parents de m’avoir conçue à une époque et dans un pays qui permet la liberté d’opinion. Ce qui implique que ce dont il sera question ici n’engage que son auteur. Bon voyage dans ma réalité !

4 octobre, 2012 à 15 h 51 min | Commentaires (1) | Permalien


1...1314151617